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Ecurie Kevyn Thonnerieux

Actualités de l'écurie Kevyn Thonnerieux, entraîneur et driver de chevaux de courses

Briser la loi du silence

L’omerta. Ce mot rappelle les heures sombres de l’Italie avec la Cosa Nostra, célèbre mafia Italienne, qui défrayait la chronique dans les années 80/90. Ce mot est également souvent employé lorsqu’il s’agit d’évoquer certains sujets dans le milieu des courses, milieu où le silence est d’or par peur de représailles de la part des instances ou des personnes concernées. Comme tout à chacun, nous avons un avis sur les questions d’actualités, mais le crier haut et fort, sans avoir de preuve, ne changerait pas grand-chose au problème qui gangrène le métier. Pour être tout à fait honnête avec vous, nous n’avons pas de réponse à ces questions. Nous avons certaines idées pour éventuellement remédier au mal qui ronge nos courses, mais nous ne sommes pas les décideurs, ceux qui doivent faire le nécessaire pour mettre fin à toutes pratiques illégales dans le métier.

LeTrot a publié un très bon article sur le sujet brulant du moment, sans pour autant répondre aux questions que tout le monde se pose, sujet sensible sur lequel il convient de rester prudent. A l’heure des réseaux sociaux, les rumeurs circulent encore plus vite qu’autrefois, vous pouvez y trouver de nombreuses critiques, des fake news mais pas seulement. En effet, même s’il convient de bien se renseigner avant de tweeter ou de publier un avis, les réseaux sociaux ont un autre effet, celui de soulever des problèmes que personne n’aime évoquer au sein de notre microcosme. Prendre le parti de ses collègues de travail, bec et ongles, est un geste noble, encore faut-il ne pas défendre l’indéfendable. L’entre-soi n’a plus sa place à notre époque, nous devons nous ouvrir aux autres, ne pas rester replier sur nous-mêmes et surtout être le plus transparent possible pour redorer le blason des courses en France. La transparence est une vertu obligatoire de nos jours, les parieurs ne doivent pas être pris pour des truffes, les socioprofessionnels non plus, tout le monde est capable d’analyser les courses et se faire sa propre opinion.

Du temps de la guerre fratricide au sein de la Cosa Nostra, un homme a réussi à faire tomber des centaines et des centaines de mafieux en assumant ces actes et en parlant aux autorités compétentes. L’omerta s’est brisée. Ce repenti a permis à la justice de faire son travail en condamnant de nombreux chefs de clans. Dans notre milieu (qui n’a tout de même rien à voir avec la mafia), il faudrait peut-être qu’un ancien entraîneur s’exprime sur ce qu’il a pu faire (d’illégal si c’est le cas) pour mettre fin à ce silence assourdissant. Un employé pourrait aussi parler s’il a vu certaines choses ou peut-être un vétérinaire à la retraite, désireux d’écrire ses mémoires après avoir œuvré en silence au sein de plusieurs écuries dans l’hexagone. Ceci ne sont que de simples hypothèses, bien entendu, le rêve est toujours permis, surtout avec les chevaux. Le tout est d’avoir des preuves avant de s’avancer. Nous pouvons avoir des doutes et une certaine amertume mais il est impossible d’accuser sans avoir des preuves irréfutables de ce que l’on avance. Les seules à pouvoir lever tous les doutes sont nos instances, ils ont ce pouvoir entre leurs mains. Taper fort et bien. Si X est attraper par la patrouille, Y prendra certainement le relais mais avec un investissement important en terme financier et humain, la possibilité de mettre fin aux tricheries est tout à fait envisageable. L’éventail de leur prérogative est énorme, ils doivent absolument tout mettre en œuvre pour retrouver la confiance perdue d’une bonne partie des turfistes et des professionnels.

Ces quelques lignes ont été écrite par le petit copropriétaire que je suis et non au nom de l’écurie KT, hors de question pour moi de mettre l’écurie dans l’embarras et se faire des inimitiés ici ou là. Personne n’est attaquer ou viser en particulier dans ce petit billet d’humeur, ce n’est pas de mon ressort et encore moins de ma compétence, le but était uniquement d’exprimer un sentiment sur les sujets brulants du moment. Nous partageons les mêmes valeurs avec mon entraineur, nous avons des opinions communes et divergentes, ce qui nous permet d’avoir des échanges constructifs. Nous voulons simplement que nos courses évoluent dans le bon sens, dans l’intérêt de tous, sous peine de connaitre de grosses désillusions dans les prochaines années.

Conclusion : Qui se tait consent, qui se justifie s’accuse. Difficile de trouver un juste milieu.

Ecrit par T.D, petit copropriétaire en fin de carrière

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