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Ecurie Kevyn Thonnerieux

Actualités de l'écurie Kevyn Thonnerieux, entraîneur et driver de chevaux de courses

Le jour d'après II : Alerte Rouge

Le COVID-19 fait des dégâts considérables à travers tout le globe, il est pour le moment intraitable, le monde entier est impuissant face à ce virus mutant et personne n’est capable de nous donner le moindre signe d’espoir. La population mondiale est durement touchée, surtout nos anciens, les morts se comptent par milliers, aucun docteurs épidémiologistes ou autres virologues ne sont en mesure, actuellement, de nous donner le moindre espoir de traitement. Tous ces spécialistes sont dans l’urgence absolue pour tenter de sauver le maximum de vies pendant que le reste de la planète reste confinée pour échapper au virus tout en se préoccupant fortement de l’avenir. Des milliers d’entreprises en France ou ailleurs sont dans de sales draps, surtout si le confinement devait durer dans le temps, nous risquons de connaitre une terrible crise économique, une seconde ou troisième vague qui pourrait faire beaucoup de dégâts.

 

 

La récession économique se profile à l’horizon, tous les économistes tirent la sonnette d’alarme, nos entreprises sont dans le rouge, une bonne majorité des PME ne pourront pas se relever de la crise sanitaire. La filière hippique ne fait pas exception à la règle, nos structures sont dépendantes des résultats en course, des allocations allouées mais sans réunion au quotidien, il sera impossible de survivre à moyen terme. L’intervention de l’Etat est devenue indispensable, surtout si le confinement devait perdurer encore plusieurs mois. Les premières mesures du gouvernement sont bien insuffisantes pour maintenir nos structures à flot, ils vont devoir trouver d’autres ressorts pour permettre à la filière de passer la crise. Le chômage partiel, le report des charges et des crédits ou la possibilité d’emprunter auprès des banques sont une bonne chose pour le court terme, mais n’oublions pas l’essentiel, il faudra bien passer à la caisse à un moment ou un autre surtout si les entreprises doivent s’endetter durant cette période chaotique. Rien ne nous dit, à l’heure actuelle, que la situation reviendra à la normale une fois que la crise sanitaire sera derrière nous. Si par malheur, nous devions connaitre une nouvelle baisse des allocations en 2021 ou 2022, ce sont des dizaines et des dizaines d'entraîneurs à travers toute la France qui devront mettre la clef sous la porte, ils resteront au bord de la piste contraint et forcé. Nos dirigeants ne doivent pas oublier l’essentiel, sans les « petites structures » c’est la pyramide toute entière qui risque de s’écrouler petit à petit, ils font partie intégrante des fondations. A ce rythme, les courses françaises pourraient bien ne jamais s'en remettre, nous pourrions nous retrouver très vite au même niveau que l’Italie, la Belgique, l’Allemagne ou encore l’Espagne.

 

 

Pleins de questions restent sur la table. A quand la reprise ? Comment relancer la machine PMU ? Y aura-t-il une indemnisation de la part de l’état ? Quid du PMH ? Les courses non disputées seront-elles reprogrammées ? Autant de questions sans réponses qui plongent les socioprofessionnels dans un pessimisme ambiant. Pour éviter un scénario cataclysmique, les sociétés-mères, LeTrot et France-Galop, se sont rendus au ministère des Finances avec un plan de relance pour tenter de sauver la filière. D’après Jean-Pierre Barjon, le dossier serait validé à 90%, ils auraient été entendus par le gouvernement mais les 10% manquants sont certainement le plus inquiétants pour l’ensemble de la filière. Notre nouveau président sera jugé sur sa capacité d’action et de réaction dans cette crise sans précédent, il devra être audible et convaincant, il en va de la survie de nos institutions, de nos courses mais surtout celles de nos entraîneurs. Il y aura peut-être un avant et un après Coronavirus dans le monde des courses, il faut impérativement éviter le pire.

 

 

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