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Ecurie Kevyn Thonnerieux

Actualités de l'écurie Kevyn Thonnerieux, entraîneur et driver de chevaux de courses

Et maintenant, quel avenir pour notre profession ?

L’ambition d’un entraîneur public est de se faire un nom sur les pistes à travers ses résultats, ce qui peut lui permettre d’attirer des clients. Cette nouvelle clientèle peut lui permettre d’avoir des éléments plus compétitifs à entraîner. Puis, s’il parvient à se maintenir à niveau année après année, il aura envie d’avoir son propre établissement pour pouvoir travailler dans des conditions optimales, de construire son centre d’entrainement comme il a pu en rêver après des années de durs labeurs.

 

 

Tout cela, c’était avant, avant la crise que traversent la filière hippique et le PMU, avant la baisse des allocations et l’avenir incertain de nos courses. Comment de jeunes professionnels pourraient-ils se projeter alors que nos anciens dirigeants ont été eux-mêmes en pleins doutes, même s’ils ont essayé de nous faire croire le contraire. Aujourd’hui, nombreux sont les entraîneurs louant des boxes sur des hippodromes ou ailleurs, afin d’avoir les meilleures infrastructures possibles pour travailler dans les meilleures conditions. Pour autant, ils avaient peut-être d’autres ambitions, celui d’avoir un « chez eux » mais au vu de la conjoncture actuelle, ils savent pertinemment qu’ils ont peu de chances de voir leurs rêves se réaliser dans un futur proche. Pourquoi ? Parce que le métier est devenu de plus en plus dur, encore plus de nos jours où aucun d’entre eux ne prendra le risque de s’endetter sur plusieurs années alors que l’avenir de nos courses s’obscurcit. Pire, aucune banque ne leur accordera un prêt sur 25 ou 30 ans, sachant qu’ils seront peut-être dans l’incapacité de rembourser leur emprunt, surtout si les allocations continuent de diminuer dans un futur  proche. Quant à ceux ayant déjà investi des sommes colossales dans des centres d’entraînements, ils pourraient très vite crouler sous les dettes en cas de chute brutale de leur chiffre d’affaires. Ses entraîneurs pourraient même perdre très gros en cas de crise profonde, les établissements pourraient perdre beaucoup de valeur. Comment demander également à des apprentis ou à des employés d’être motivé alors qu’ils pourraient se retrouver sans emploi du jour au lendemain ? Comment leur donner envie de continuer dans cette voie s’ils n’ont plus de perspectives d’avenir ?

 

 

Nos futurs dirigeants ont du pain sur la planche, peu d’entre nous ont encore confiance envers les institutions, ils devront se pencher sur ses questions pour permettre à toute la filière d’avancer, sans pour autant tout révolutionner. Le PMU nous annonce une éclaircie pour 2020, mais les résultats du premier trimestre du PMU n’ont guère été encourageants, des enjeux encore à la baisse avec un nouveau quinté  qui n’a pas franchement convaincu les parieurs. Le second trimestre a semblé être bien meilleur, les chiffres ont été en légère hausse, mais encore insuffisant pour rassurer l’ensemble de la filière. Si la tendance ne s’inverse pas, il faudra avant tout stabiliser les allocations dans les années à venir, inutile de les augmenter si nous n’avons pas les ressources nécessaires dans les caisses, elles sont pour le moment suffisantes pour l’ensemble de la profession. Nous ne sommes pas encore au niveau de l’Italie ou de la Belgique, mais nous nous en rapprocherons doucement mais surement, reste maintenant à nos nouveaux dirigeants de tout mettre en œuvre et de se mettre au travail pour que nos courses retrouvent leur lustre d’antan. Pour cela, il faudra rester unis, faire front commun et travailler main dans la main, ce n’est pas en nous divisant que nous parviendrons à redresser la barre, l’union fait la force.

 

 

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V
Bonjour à toutes et tous et une grosse bise à Ismaël de ma part.
Superbe article qui résume très bien le malaise qu'il y a dans le Francophone hippique. Déjà que cette profession est très dure....Les instances du PMU, j'espère, comprendront que baisser les allocations ne sert à rien.... Ne serait il pas judicieux , pour la profession en général, de supprimer ces réunions étrangères ( Quand je voie des Dimanches avec plus de onze réunions...cela m'interpelle.....) . Au plus il y aura de réunions...au plus les parieurs ( j'en fait partie) ... vont se diversifier et bien sur, les effets seront que les mises deviendront de plus en plus petites sur les courses nationales..... Je ne fais pas partie de ces parieurs qui parient pour parier à tout va et je suis certain que si chaque parieur choisissait de ne pas parier sur les courses étrangères.. les sommes pariées iraient bien sur dans la manne nationale... Ce qui pourrait donner un nouvel élan.... Après c'est aux parieurs de se remettre en question.... Pour les events... QUINTES etc..... Il y en a beaucoup trop.... Il me semble qu'en 1976... Il n'y avait qu'un quinté le jeudi et le Dimanche.... Pourquoi y en a t'il chaque jour maintenant..... ? pour les courses étrangères Il y en a de belles...très belles même ...Dubaie ,Angleterre....Wolvega Solvalla... mais le reste.....??? C'est très important pour la filiére hippique Francaise...car des entrepreneurs se ruinent la santé physique morale et financière.... Du jour au lendemain.. Il n'y a plus de pérennité......C'est hyper dangereux.... Je me permet de vous accorder tout mon soutien..... Il y a du boulot à faire au niveau des instances institutionnelles... En espérant que ce message sera lu par chacun.. meme si ne suis pas "mouillé" ... Je réagis . Courage et espérons que les parieurs pourront aussi se remettre en question..... Mes respects.
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