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Ecurie Kevyn Thonnerieux

Actualités de l'écurie Kevyn Thonnerieux, entraîneur et driver de chevaux de courses

Voyage en terre ...Normande

La Normandie est le berceau du cheval, la vraie terre du trotteur Français. Chaque année, nous devons faire plusieurs escapades normandes pour différentes raisons. Nous devons essayer des chevaux, récupérer ou amener des chevaux au repos ou encore assister aux ventes Arqana ou Osarus. Le déplacement est long et fastidieux, un véritable périple pour les Sudistes que nous sommes. Voici le récit d’un voyage en Normandie.

 

 

18h30 : Fin de réunion à Carpentras, une journée s’achève, une petite demi-heure de route pour rentrer aux écuries avant d’entamer une seconde journée dans la foulée. Après avoir soigné les chevaux, direction la maison pour se rafraîchir et casser la croûte avant le grand départ.

21h00 : Le camion est prêt à partir, les hommes aussi. Nous ne serons pas trop de deux pour arriver à destination. Arrivée prévue en Normandie au petit matin

23h00 : Premier arrêt obligatoire dans la région Lyonnaise pour récupérer nos deux poulinières. Habituées, elles se laissent facilement approcher et embarquent rapidement dans le camion. Elles auront droit à un long voyage pour se rendre dans leur résidence secondaire afin de mettre bas dans des conditions optimales.

00h00 -7h30 du matin : Aucun arrêt superflu, seul le gazole nous oblige à faire une pause. Un double Expresso ne sera pas de trop pour tenir le choc jusqu’au bout.

 

 

7h30 : La fraîcheur normande nous surprend à notre descente du camion, un petit vent glacial nous oblige à sortir vestes et écharpes. Le contraste est saisissant par rapport aux températures si agréables de notre si belle région. Les poulinières sont prises en charge, elles ne sont pas perdues, connaissant bien les lieux, elles en profitent pour se restaurer avant un repos bien mérité aux boxes.

 

 

Après un petit déjeuner bien copieux, nous reprenons la route pour nous rendre chez un éleveur dans le but d’essayer deux G non qualifiés. A peine arrivé, le sulky est déjà prêt à être enfourché, il ne reste plus qu’à se mettre en tenue de travail et à harnacher la jument avant de fouler le sable normand. Les tours de piste s’enchainent, corde à droite comme à gauche. Après les essais, débriefing avec l’éleveur autour d’un bon café, les discussions sont passionnées et constructives. Nous serons de retour le soir même pour y passer la nuit avant de repartir le lendemain matin. En attendant, retour dans le camion pour un nouveau rendez-vous prévu chez un entraîneur spécialisé dans le débourrage et le pré-entrainement. Nous déjeunons en sa compagnie avant de repartir de plus belle dans la Normandie profonde pour récupérer l’un de nos pensionnaires au repos depuis plusieurs mois chez un éleveur. Trois heures de route plus tard, retour chez notre premier éleveur où nous sommes attendus pour y passer la soirée. Nous déposons notre protégé dans un box avant de prendre du repos bien mérité. La soirée est fort agréable, les chevaux sont le principal sujet de discussion, le moment est convivial et appréciable après avoir passé la nuit et la journée sur le bitume. Vers minuit, l’heure d’aller dormir a sonné, une bonne nuit de sommeil est primordiale avant d’aborder le chemin du retour.

 

 

8h00 Réveil tardif, les organismes en avaient bien besoin. Un petit déjeuner rapidement dévoré et nous voilà reparti pour 10h00 de route pour retrouver le ciel ensoleillé du sud-est.

19h30 : Arrivée à Senas, le périple Normand est enfin derrière nous.

Parfois, nous n’avons d’autres choix que d’effectuer le voyage aller-retour sans passer par la case sommeil. En fonction des courses, du travail ou pour diverses raisons, nous rentrons dans la foulée. Ce genre de voyage est très éprouvant, mais le métier l’impose, il faut savoir faire des sacrifices pour le bien de l’écurie.

 

 

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