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Ecurie Kevyn Thonnerieux

Actualités de l'écurie Kevyn Thonnerieux, entraîneur et driver de chevaux de courses

Sanctions et voie de dégagement : Une réforme peut être ?

Faut il revoir le barème des sanctions dans le cas où un driver ayant un cheval sur ses fins prendrait la voie de dégagement volontairement afin d’éviter un accident ? Nous ne remettons pas en cause le nouveau règlement, il permet aux commissaires d’être plus juste dans leurs décisions lorsqu’un cheval prend durablement les piquets dans le dernier tournant ou dans la ligne droite, ce qui peut favoriser son classement final. Par contre, il faudrait peut-être ajouter un alinéa pour éviter des accidents dans la phase finale.

 

 

Dans le quinté+ du 29 décembre, un accident est survenu dans la phase finale lorsque le driver de Caprice du Lupin a voulu éviter Coktail Fortuna sur ses fins, entraînant sa chute. Qui est responsable ? Gabriele Gelormini et Coktail Fortuna qui n’avaient plus de ressources ou Denis Couvreux et Caprice du Lupin qui ont tenté de l’éviter avant de percuter Viking Fromento ? Le seul responsable n’est autre que le règlement et le barème des sanctions. Gabriele Gelormini ne pouvait pas aller sur la voie de dégagement sous peine d’être mise à pied (2, 4 ou 8 jours selon les récidives), le cash-driver n’avait pas d’autres choix que d’agir de la sorte. En plein meeting, il ne peut pas se permettre d’être à pieds sous peine de perdre des montes importantes. Quant au malheureux Denis Couvreux, il n’a pu que subir les événements, il a fait son maximum pour éviter Cocktail Fortuna mais n’a pas eu suffisamment de temps pour contourner Viking Fromento. Résultat, Caprice du Lupin a subi une belle entaille à la cuisse, ce qui compromet la suite de son meeting. Quant à son malheureux driver, Denis Couvreux, il se plaignait du bras et a été transporté à l’hôpital le plus proche.

La voie de dégagement est importante, elle permet aux chevaux fautifs ou sans ressources de l’emprunter pour éviter de gêner les autres concurrents. Avec ce nouveau barème de sanctions, les drivers ne s’en servent plus, même s’ils n’ont plus aucune ressource, ils restent sagement à leur place, reculent par la force des choses, gênant les autres chevaux, et pouvant causer des accrochages ou des chutes. Il serait judicieux que nos instances se penchent sur ce cas précis pour permettre aux chevaux sans ressources d’emprunter la voie de dégagement, sans aucune sanction envers les drivers afin d’éviter des chutes aux conséquences bien plus importantes. Ce métier est suffisamment dangereux, inutile de rajouter des sanctions qui pourraient entraîner des accidents. A méditer.

 

Voici le barème des sanctions
Ø    > Plus de 3 piquets pendant le parcours
Jockeys/drivers :
1ère infraction : avertissement 
2ème infraction : 2 jours 
3ème infraction : : 4 jours

Apprentis, lads-jockeys, amateurs :
1ère infraction : 2 jours
2ème infraction : 4 jours 
3ème infraction : 8 jours

Ø    Plus de 3 piquets dans le dernier tournant (piquets jaunes compris)
Jockeys/drivers :
1ère infraction : disqualification + 2 jours 
2ème infraction : disqualification + 4 jours 
3ème infraction : disqualification + 8 jours

Apprentis, lads-jockeys, amateurs :
1ère infraction : disqualification + 4 jours 
2ème infraction : disqualification + 8 jours 
3ème infraction : disqualification + 15 jours

Ø    Au moins 1 piquet dans la ligne droite d’arrivée

Jockeys/drivers :
1ère infraction : disqualification + 2 jours
2ème infraction : disqualification + 4 jours 
3ème infraction : disqualification + 8 jours
Apprentis, lads-jockeys, amateurs :
1ère infraction : disqualification + 4 jours 
2ème infraction : disqualification + 8 jours 
3ème infraction : disqualification + 15 jours

La récidive s’apprécie sur une période de 60 jours glissants

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