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Ecurie Kevyn Thonnerieux

Ecurie Kevyn Thonnerieux

Actualités de l'écurie Kevyn Thonnerieux, entraîneur et driver de chevaux de courses

LeTrot va baisser les allocations en 2019

La rumeur circulait depuis des mois, le couperet est tombé, nous aurons bel et bien une baisse des allocations en 2019 dans le trot. Personne n’est surpris par cette nouvelle, cette mesure nous pendait au nez depuis des années. Vu la situation économique du PMU, mais surtout celles des sociétés-mères France-Galop et LeTrot, il n’y a rien de surprenant a cette décision radicale. L’enveloppe globale prévue pour 2019 était de 813 Ms réparties entre France-Galop et LeTrot, mais vu les résultats nets du PMU en 2018, ils devaient percevoir 747 Ms contre 780 Ms cette année, soit une perte sèche de 30 Ms. En 2012, le PMU versait 405 Ms à la SECF contre 351 Ms cette année. En principe pour 2019, nous devrions recevoir la modique somme de 325 Ms selon les révélations du magazine Capital.fr. La baisse touchera 65% des allocations parisiennes et 35% en province. Ces mesures devraient être validées le 5 décembre par le conseil d’administration du trot.

Les conséquences peuvent être terribles pour les socioprofessionnels.

 

 

L’impact à court ou moyen terme sera forcément une réduction des effectifs, des propriétaires plus frileux à investir des sommes conséquentes dans la filière, ou encore des entraîneurs qui risquent de cesser leurs activités et par voie de conséquence feront aussi baisser le CA du PMU. A qui la faute ? Tout le monde connait les responsables, des dirigeants inactifs, qui n’ont pas voulu voir, ni entendre les craintes des professionnels et qui n’ont rien fait pour baisser les déficits. En lisant l’article de Capital.fr, nous n’avons pas été surpris d’apprendre le train de vie très confortable des dirigeants des entités mères, ils sont restés dans leur confort à défaut d’agir. Comment les réserves (de 640 Ms en 2014)  ont-elles pu être englouties en seulement 4 ans par nos dirigeants ? Trop de gaspillages inutiles, surtout de la part de France-Galop et du PMU, des salaires mirobolants a des dirigeants bien installés ou encore le nombre de courses qui a presque triplé en plus de 10 ans.

 

 

Ce n’est pas la première crise que traverse la filière hippique. Dans les années 90-2000, nous avons également connu des soubresauts, mais l’Etat était présent pour nous soutenir en demandant en retour aux sociétés-mères de faire des économies, sans résultat au final. Le nouveau patron du PMU, Cyril Linette, semble avoir compris le message, contrairement à ses prédécesseurs, nous comptons sur ses compétences pour redresser la barre. Nous allons subir de plein fouet cette baisse des allocations, nos dirigeants doivent absolument s’administrer un régime fiscal draconien, diminuer la masse salariale importante des institutions, et en terminer avec leur train de vie avantageux. Finie la vie de château, tout le monde doit faire des économies, pas seulement les socioprofessionnels, nous ne devons pas être les seuls à supporter l’incompétence de notre gouvernance.

Nous espérons être entendus par nos dirigeants, qu’ils comprennent nos craintes, nos peurs dans cet avenir incertain. Il faudra aussi se montrer convaincant pour ne pas faire fuir les petits propriétaires, tous les entraîneurs n’ont pas la chance d’avoir des clients fortunés, capable de mettre des sommes considérables sur des chevaux. Une baisse des allocations entraînera obligatoirement un manque à gagner important pour nos entreprises, car nos charges mensuelles ne vont pas baisser pour autant, pire, elles augmentent chaque année. Il faudra redoubler d’efforts pour compenser ce manque à gagner, se montrer régulier, engranger encore plus de victoires pour se maintenir à niveau l’an prochain. Pour le moment, l’inquiétude est présente, ce n’est pas pour autant que nous allons baisser les bras, rien ne se sera facile mais nous ferons tout notre possible pour satisfaire nos clients, pour leur procurer du plaisir et leur donner envie de poursuivre l’aventure dans la filière.

 

 

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